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Découverte de Kuujjuaq

Cette fois-ci, je souhaitais vous partager un coup de coeur pour un lieu atypique : le village inuit de Kuujjuaq. Partons à l’aventure dans cette région du fin fond du Québec au climat hostile et au mode de vie particulier.

Localisation: Kuujjuaq, Québec, Canada 
Population:  environ 3000 personnes
Langues parlées: L'inuktitut (65%), l'anglais (20%) et le français (15%)
Températures: l'hiver - 30 degrés en moyenne

 

1) Présentation de Kuujjuaq

Kuujjuaq est un village inuit situé dans le nord du Québec. Il n’est peuplé quasiment que d’Inuits (environ 3000) et de quelques non inuits (principalement des Québécois), qui sont la principalement pour le travail et le développement du village. Les habitants sont appelés les Kuujjuamiut. Le village est accessible uniquement en avion et un paquebot vient pour les gros approvisionnements l’été, quand la rivière a dégelé.

Kuujjuaq est un des villages principaux du grand Nunavik, un hôpital a été construit ainsi qu’un petit aéroport, ce qui permet de rapatrier les personnes en difficulté des villages voisins.

2) Découverte de Kuujjuaq

J’ai eu la chance de me rendre dans ce village inuit en plein mois de février (température moyenne entre -20 et -30 en cette saison). L’accès y est difficile car seulement deux compagnies d’avion s’y rendent (Airinuit et First Air) et les places sont limitées car la moitié de l’avion est réservée pour le rapprovisionnement. Il faut compter environ 2000 $ pour un billet Montréal- Kuujjuaq. Les locaux « cotisent » des points permettant d’acheter des billets moins cher. Il n’y a pour l’instant que peu de tourisme, il existe cependant depuis peu une petite boutique de souvenirs et un petit restaurant qui loue quelques chambres à prix élevé.

Les Québécois se rendent là-bas principalement pour des raisons financières car l’Etat et les différents employeurs (l’école et l’hôpital principalement) font des efforts pour attirer les travailleurs. Dans certains cas, en plus de salaires attractifs, de fortes primes et de nombreuses semaines de vacances, une maisons est allouée avec l’électricité, l’eau ainsi qu’Internet. Néanmoins, l’expérience pour les « sudistes » ne dure en moyenne que 2 ans, les conditions de vie étant difficiles: au delà de la météo très rude, beaucoup d’Inuits sont en difficultés et les taux de suicides et d’alcoolismes sont très élevés dans la région.

Les gestes quotidiens de jeunes européens se transforment là-bas en organisation drastique liée au froid voire même en question de survie. En effet, l’équipement « grand froid » est indispensable, surtout au niveau des extrémités, il faut du matériel spécifique. Les voitures sont équipées de « chauffe batterie »: la batterie est reliée à un câble électrique qu’il faut brancher à l’extérieur des maisons (sinon, une fois garé la nuit, vous ne repartirez pas le lendemain). Un camion fait le tour du village en continu également pour récupérer les eaux usées et remplir un tank d’eau. L’âge pour conduire, les plaques d’immatriculation, la dose d’alcool limite, la vitesse ne sont pas vraiment respectés dans ce no man’s land. Il est fortement conseillé également quand vous sortez du village (pour chasser par exemple) de partir à deux, sous peine de ne pas revenir du tout (si votre véhicule tombe en panne, souvent à cause du froid, vous ne pourrez jamais revenir à pied). On se rend compte à quel point le froid extrême peut fragiliser la vie.

Le paysage par contre est complètement hallucinant, la claque est assurée, le dépaysement y est total: la toundra à perte de vue est magnifique.

En tant que touriste (que je suis) il y a malgré ces complications quelques activités possibles (dans la limite d’un temps en extérieur raisonnable, environ 1h30, et d’un équipement adéquat bien sûr).

On a eu la chance de faire une sortie en raquette dans la toundra avec une vue sur la rivière gelée.

On a pu également rencontrer un Inuit, passionné par sa culture, qui a bien voulu nous faire faire un tour de traineau avec ses chiens sur un lac gelé.

Surtout, j’ai pu réalisé un rêve: observer et photographier des aurores boréales tous les soirs. Cette incroyable danse magique faite de poussière du soleil est à voir au moins une fois dans sa vie.

 

3) Conclusion sur la découverte de Kuujjuaq

Pour finir en beauté voici une petite vidéo qui résume bien l’esprit et les paysages de froid désertique, bon visionnage.

Si jamais vous avez des questions sur cette destination atypique surtout au niveau de l’équipement à envisager, n’hésitez pas à me contacter.

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